Trail de Ramatuelle : un défi technique entre mer et collines pour les traileurs
Le 20 septembre 2026, Ramatuelle remet le couvert avec la deuxième édition de son trail, comme le relaie Presse Agence.

Côté dossier de presse, on nous sert l'aventure spectaculaire, l'effort récompensé par l'émerveillement et autres douceurs habituelles des communiqués. Sur le terrain, qu'est-ce qu'on a vraiment à se mettre sous les crampons?
Quatre formats, un terrain qui ne pardonne pas
L'événement aligne quatre distances: 25 km pour les traileurs confirmés, 15 km en format intermédiaire, 1100 m pour les poussins et 600 m pour l'éveil athlétique. Le départ est calé devant l'école Gérard-Philipe, puis les coureurs s'enfoncent dans les sentiers escarpés des Patapans, traversent la forêt méditerranéenne, passent près des Moulins de Paillas et grimpent sur les crêtes de Collebasse — d'où, d'après l'organisation, le bleu de la mer se mêle au vert des collines.
Sur le 25 km, annoncé technique par les organisateurs, il faut s'attendre à ce que ça veut dire en vrai: du dénivelé court et cassant, des relances sur substrat méditerranéen — rochers, terre sèche, racines qui glissent. Rien qui pardonne une gestuelle approximative ou une gestion d'effort mal calibrée. Le 15 km, lui, se présente comme un compromis raisonnable pour qui veut goûter au terrain sans s'engager sur une journée entière. Pour les enfants, les deux formats courts transforment l'événement en sortie familiale — toujours utile pour initier les plus jeunes au plaisir de courir dehors.
Pourquoi un Fontaineblois irait regarder de ce côté
Soyons honnêtes: entre la forêt de Fontainebleau et la presqu'île, il y a un millier de kilomètres. L'intérêt n'est pas dans la proximité, il est dans ce qu'un trail sec et technique apporte à un calendrier de triathlon. Septembre reste souvent la fenêtre où l'on cherche à relancer le cardio et le renforcement musculaire après un été un peu mollasson. Une journée de course en terrain cassant vaut, sur ce plan, bien des séances de côte sur route.
À condition de ne pas y aller en mode « je clique et je cours ». Ce genre de déplacement se prépare: reconnaissance du parcours la veille pour anticiper les passages clés, choix de chaussures à crampons adaptées au sec, et hydratation calibrée pour un terrain qui tape fort et où l'ombre se fait rare. Côté budget, mieux vaut intégrer l'hébergement sur place — rarement donné en plein week-end de septembre — plutôt que de l'improviser après coup.
Ce qu'il faut caler avant de s'inscrire
Inscriptions et appel à bénévoles sont ouverts sur le site officiel de l'événement. Pour les pratiquants de Seine-et-Marne qui envisagent le déplacement, deux points à cadrer avant le départ: la compatibilité du format choisi avec le niveau réel — le 25 km n'a rien d'un 25 km de plaine — et, une fois la course passée, un œil sur les retours des finishers. C'est eux qui trancheront si le tracé tient vraiment sa promesse d'exigence, au-delà du discours lissé du communiqué.