Monistrol-sur-Loire. Course, VTT, grimpe et écologie : l’Asseve lance sa rentrée sports nature
L'école de raid aventure de l'Asseve, à Monistrol-sur-Loire, a lancé sa rentrée avec un programme chargé en sports nature pour les jeunes.

Le concept: une immersion hebdomadaire en plein air, mêlant course d'orientation, VTT, grimpe dans les arbres et tir à l'arc. L'objectif affiché est de s'amuser tout en développant l'autonomie et la conscience écologique. Pour nous, triathlètes du cross qui cherchons constamment à sortir des sentiers battus et à renforcer notre polyvalence en terrain inconnu, ce genre d'initiative, même éloignée géographiquement, a le mérite de poser une question: comment nous-mêmes, dans nos entraînements en forêt de Fontainebleau, pouvons-nous intégrer d'autres facettes de l'aventure pour casser la routine?
Au-delà du bitume, une autre école du mouvement
Ce qui pique la curiosité, c'est l'éventail des disciplines proposées par l'Asseve. On ne parle pas simplement de courir ou de pédaler, mais d'un mélange qui oblige à s'adapter sans cesse. La course d'orientation, par exemple, c'est tout le contraire de suivre un parcours balisé GPX. C'est de la navigation active, un exercice mental et physique qui vous apprend à gérer votre effort face à l'incertitude du terrain. La grimpe, même sur des structures légères, travaille la force fonctionnelle et l'agilité – des qualités précieuses quand vous devez sauter une racine ou vous hisser sur un rocher glissant au milieu d'un trail. L'Asseve met l'accent sur la "sensibilisation à l'écologie", ce qui, dans notre registre, se traduit tout simplement par le respect du terrain que nous piétinons chaque week-end: ne rien laisser derrière soi, éviter l'érosion, connaître la faune et la flore locales.
Des modèles à capter, pas à copier
Cette annonce tombe bien. Elle arrive au moment où l'agenda des courses nature se remplit. On trouve par exemple la course nature des Trois Plateaux, le 20 septembre à Ayet, avec trois distances et des dénivelés allant de 150 m à 625 m. C'est un format classique, mais qui a le mérite d'exister et de proposer un objectif concret pour affûter votre forme. Plus décalée, La Cromagnon se présente comme une course nature "conviviale" où les déguisements sont rois. Ça ne nous regarde pas directement, mais cela prouve que l'esprit "jeu en plein air" ne se limite pas aux enfants. Le modèle de l'Asseve, avec son programme régulier et son mélange de disciplines, pourrait inspirer certains clubs ou groupes d'entraînement de notre coin. Imaginez une session mensuelle où l'on combine un footing d'orientation dans les rochers du Bas-Bréau, suivi d'un atelier "technique VTT" sur les chemins caillouteux, et d'un exercice de renforcement sur des structures naturelles. Ce serait une vraie rupture, un moyen de travailler des maillons faibles sans l'assurance d'une compétition.
Faire sa propre rentrée « multi-terrain »
La leçon à tirer de cette actualité n'est pas de monter à Monistrol. C'est de se poser une question sur la variété de nos propres sorties. On a tendance à reproduire les mêmes boucles, les mêmes types d'effort. S'inspirer de ce qui se fait ailleurs, même dans un cadre scolaire, peut booster notre motivation et notre préparation. Votre club ou votre groupe d'ami(e)s pourrait-il organiser une « session Asseve » improvisée? Trouvez un secteur de la forêt avec un peu de relief, préparez un mini-parcours d'orientation avec des points de contrôle, intégrez une portion où il faut pousser ou porter le vélo, et concluez par des exercices au poids du corps sur un tronc ou un rocher stable. L'idée est de s'amuser autrement, de réveiller les sensations et de tester son matériel – chaussures, VTT – dans des conditions variées. C'est ça, au fond, la véritable école du vivant et de l'environnement pour un triathlète cross: apprendre à se mouvoir, et à se débrouiller, dans tous les terrains que la nature nous impose.